Auteur/autrice : Steve R.

Brevet fédéral de correcteur

Préparation des manuscrits, lecture des épreuves et vérification minutieuse des bons à tirer pour l’impression sont essentielles, plus encore à l’heure des incessants progrès techniques dans l’imprimerie.

Au printemps, en Suisse romande, début des cours par correspondance pour les correctrices et correcteurs. Au programme : perfectionnement de la langue maternelle (grammaire, orthographe, barbarismes, etc.), de la théorie professionnelle, plus l’allemand ou l’anglais comme seconde langue.

Durée du cours : deux ans. Travaux pratiques et épreuves tous les deux mois et un séminaire d’un jour au milieu du cours.

Pour tous renseignements
viscom – swiss print & communication association
Case postale 678
3000 Berne 7
info@viscom.ch
Téléphone +41 58 225 55 00

Manifestations

Voici quelques manifestations auxquelles collaborent l’Arci :

– Championnat suisse d’orthographe

– Fête du Livre, Saint-Pierre de Clages, dernier week-end d’août.

– Dictée Mouvement des Ainés (MDA)

– Verbophonie, Défense du français, Yverdon

Membres du comité

Présidente
Monica D’Andrea
monicadandrea@sunrise.ch

Vice-présidente
Luce Jaccard
luce.g.jaccard@gmail.com

Trésorier
Michel Pitton
michel.pitton@formatyp.ch

Secrétaire aux verbaux
Michel Viredaz
michel.viredaz@bluewin.ch

Trait d’Union

Responsable de la publication : Olivier Bloesch, olivier.bloesch@bluewin.ch
Mise en pages : Chantal Moraz.
Impression et expédition : IRG Sàrl, 1052 Le Mont.
Format A5, 32 à 40 pages selon l’édition. Tirage : 350 exemplaires.

Tarifs de la correction

Pour un travail de difficulté moyenne, le tarif horaire minimum des indépendants se monte à CHF 90.–. Pour du texte de magazine grand public issu d’un secrétariat de rédaction, le rythme de lecture est généralement de 15 000 signes par heure*, ce qui correspond à CHF6.– les mille signes.

Quant aux travaux plus complexes, il est nécessaire de déterminer le nombre de signes à l’heure. Sur la base du fichier électronique ou des sorties imprimante du texte à corriger, un devis sera soumis au client.

Le tarif aux mille signes peut faire l’objet d’une « échelle de complexité »,
par exemple :
– 100% : tarif de base, pas trop de corrections, uniformisation usuelle ;
– 90% : réimpression, texte particulièrement bien écrit ;
– 110% : nombreuses uniformisations ou vérifications ;
– 120% : termes scientifiques ou jargon technique, beaucoup de notes.

Les travaux suivants sont comptés séparément, en conscience et au tarif horaire ou sur la base du tarif dégressif convenu :
– introduction des corrections dans un fichier électronique ;
– deuxième lecture (à la demande du client) ;
– révision finale en pages (à la demande du client).

Tarif dégressif
Pour des travaux revenant régulièrement ou de gros volumes, un rabais allant de 5% (deux commandes par année) à 20% (très gros volume ou commandes régulières) est applicable.

Suppléments
Si le délai imposé est tel qu’il oblige le correcteur à travailler de nuit ou le week-end, le supplément est compris entre 50% et 100%.

*Ce chiffre est extrait de la Convention collective nationale de l’édition (France) du 14 janvier 2000, Annexe IV, article 3, page 76 :
A) Le correcteur à domicile, tel qu’il est défini à l’article 1er, est rémunéré sur la base de 12’000 signes à l’heure pour la lecture avec copie, et de 15’000 signes à l’heure pour la lecture sans copie pour les travaux courants, et au nombre d’heure déclarées en conscience pour les travaux spécialisés. {…}

Association romande des correctrices et correcteurs d’imprimerie, 2020.

Description du métier de correcteur

Le correcteur ou la correctrice contrôle les textes destinés à être imprimés ou édités sur différents supports (brochures, livres, affiches, journaux, sites internet, etc.). Ils vérifient l’orthographe et la mise en page, mais aussi la cohérence du texte qui peut être modifiée par un mot manquant, une erreur de ponctuation, une coquille, etc. En principe, les imprimés sont corrigés trois fois : à l’écran d’abord, sur les feuilles imprimées ensuite et, finalement sur, l’épreuve destinée à l’imprimerie (bon à tirer).

Les activités principales consistent à:
– prélecture et correction du texte ;
– identifier la copie (nom donné au texte), contrôler la présence de toutes
les feuilles ;
– lire le texte, rechercher et indiquer les fautes d’orthographe, de grammaire,
de ponctuation, de syntaxe et de style ;
– unifier la manière d’orthographier certains mots ou sigles, de citer les nombres
(en chiffres ou en toutes lettres), etc. ;
– contrôler le respect des règles typographiques: emploi des majuscules, de
l’italique, du gras, des capitales, usage de tirets ou de guillemets, etc. ;
– vérifier les dates historiques à l’aide de dictionnaires ou en se référant aux
renseignements donnés ailleurs dans l’ouvrage ;
– mettre en ordre les notes de bas de page, vérifier les illustrations, les schémas ;
– annoter la copie de manière méthodique en respectant l’utilisation de codes
précis, afin que les modifications à apporter soient clairement identifiables lors de la saisie ou de la correction ;
– relire des textes directement sur l’écran et effectuer les corrections ;
– vérifier les textes retranscrits sur support informatique d’après des manuscrits ;
– si nécessaire, contacter l’auteur pour signaler des oublis, les passages
incomplets ou incohérents.

Indications techniques (mise en forme) :
– indiquer sur le manuscrit, la copie ou sur une fiche d’accompagnement les
caractéristiques techniques à respecter pour la mise en forme du texte: tailles et
caractères pour le texte de base, les titres, les sous-titres, les notes, etc.;
– donner toutes les indications de mise en page: justification, renfoncements de
paragraphes, alinéas, interlignes, etc.;

Epreuves d’imprimerie (bon à tirer) :
– vérifier que les corrections demandées ont été effectuées, contrôler la présence
de tous les éléments (textes, illustrations, légendes, etc.), et la mise en forme;
– examiner l’exactitude et la propreté du montage.

Un métier indépendant
Les correcteurs travaillent seuls, dans une imprimerie, chez un éditeur de presse ou dans une maison d’édition. Ils peuvent aussi pratiquer leur métier à titre indépendant, comme activité accessoire, car il est difficile de vivre uniquement de la correction des textes. Ils utilisent divers types de dictionnaires, des manuels de langue et un ordinateur.

Qualités requises
Aptitude à travailler de façon indépendante.
Bonne acuité visuelle.
Bonne mémoire visuelle.
Capacité de concentration.
Esprit logique et méthodique.
Intérêt pour l’activité sédentaire.
Intérêt pour la lecture.
Rigueur et précision.

Filières de formation
La formation de correcteur ou correctrice s’acquiert en emploi. Lieux :
– formation pratique dans une imprimerie, un quotidien, une maison d’édition ;
– formation théorique dispensée par l’Office paritaire de formation
professionnelle pour la communication visuelle (OPF), à Berne (cours par
correspondance).

Dans les grandes imprimeries et maisons d’édition, les correcteurs peuvent exercer différentes fonctions, se spécialiser dans un type de collection (livres spécialisés, littérature enfantine, etc.), devenir responsables d’un département ou de la production. L’industrie multimédia (concepteurs de sites internet, d’applications, etc.) leur offre également de nouvelles possibilités d’emploi.

Cours par correspondance

Formation de correcteur
Le cours par correspondance en douze leçons qui prépare au brevet fédéral dure deux ans. Il s’adresse à des personnes déjà engagées dans la pratique de la correction, que ce soit dans une imprimerie, une rédaction, une maison d’édition, une organisation internationale ou une administration, en un mot là où le texte est produit.

La formation porte sur le français (branche langue maternelle), une langue étrangère (allemand ou anglais) et la technique professionnelle (connaissance des caractères, bases typographiques). Les deux premières branches ne se limitent pas à la syntaxe, la grammaire et l’orthographe mais abordent aussi les règles typographiques propres à chaque langue.

Examen d’aptitudes
Pour déterminer si les candidats ont les prérequis suffisants pour commencer la formation, un examen se tient à Berne, en début d’année, sur une demi-journée.

En français, les épreuves consistent en une préparation de texte, une lecture sans manuscrit et un test oral des connaissances grammaticales et syntaxiques. Dans la langue étrangère choisie, lecture sans manuscrit, traduction d’un texte facile et test oral des connaissances grammaticales et syntaxiques.

Conditions d’admission
Détenir un CFC de la branche graphique ou justifier d’une année de pratique à plein temps dans le domaine de la correction. L’expérience acquise au cours de mandats isolés est également reconnue. Après discussion, la commission du cours peut aussi admettre des candidats qui, dans le cadre d’une activité telle que la rédaction ou l’adaptation de textes, souhaiteraient élargir leurs compétences et auraient l’occasion d’acquérir leur pratique en cours d’emploi.

Inscriptions
Elles doivent parvenir à viscom, case postale 678, 3000 Berne 7.

Le formulaire peut être téléchargé sur Cours par correspondance pour correcteurs

Guide du typographe

Le Guide du typographe a présenté au fil des années, la particularité d’être élaboré par des praticiens de l’imprimerie. Il a constamment été édité par un groupement issu d’une organisation ouvrière. 

Actualisée, remodelée, enrichie d’un chapitre consacré aux bases de la typographie, cette septième édition est destinée aux professionnels aussi bien qu’aux profanes. Cette nouvelle mouture est sans doute appelée à susciter un intérêt considérable. Parce que, en langue française notamment, les ouvrages de ce type ont pris de l’âge.

Que les servants de la communication écrite de même que le grand public fassent bon usage des préceptes diffusés ! Par la grâce de l’informatique – et de l’effet numérique – qui n’est pas, aujourd’hui, « enfant de Gutenberg » ? Que chacun et chacune soient conscients, toutefois, qu’un texte corrigé selon les règles de l’art et respectant la grammaire typographique représente « le savoir-vivre de la langue écrite ». 

Le Guide du typographe, septième édition, 312 pages, édité par l’Association suisse des typographes (AST), Lausanne.
ISBN 978-2-9701032-0-2

Commande
En librairie ou chez
Diffusion Ouverture, En Budron H20, 1052 Le Mont-sur-Lausanne.
Téléphone +41 21 652 16 77
Courriel : ouverture@bluewin.ch.
Pour la France : olivetan@wanadoo.fr
Fr. 60.– (+ frais d’envoi).